La FIFA a rendu public un état des lieux consacré aux échanges internationaux de joueurs pendant la fenêtre estivale 2026, correspondant à la période allant du 1er juin au 2 septembre. Ce document propose une photographie chiffrée des mouvements transfrontaliers et met en lumière des tendances marquantes tant chez les hommes que chez les femmes.

L'impact de la Coupe du Monde 2026 apparaît de manière nette dans les flux observés : 267 participants au tournoi, issus de 47 nationalités différentes, ont été concernés par un transfert au cours de cette période. L'ensemble de ces opérations représente un total cumulé supérieur à 3,3 milliards de dollars en indemnités de transfert.

Le football féminin a connu une progression notable. Les transferts internationaux enregistrés atteignent 1 406 opérations, un niveau jamais atteint auparavant, soit une hausse de 19,2 % par rapport à l'ancien record. Les indemnités versées pour ces transferts se montent à 28,6 millions USD, un montant plus du double de celui constaté lors de la précédente fenêtre mi-année.

Sur le plan géographique, les clubs anglais figurent en tête des dépenses pour le secteur féminin avec 8,0 millions USD, suivis par l'Espagne (6,6 millions), l'Allemagne (4,9 millions), les États-Unis (2,9 millions) et l'Italie (2,1 millions). Du côté des destinations, les équipes suédoises ont perçu le plus de recettes (4,2 millions USD), devant l'Angleterre (4,0 millions), la France (3,6 millions), l'Allemagne (3,6 millions) et les Pays-Bas (2,9 millions).

Le marché masculin a lui aussi atteint de nouveaux sommets : les indemnités de transfert ont dépassé 9,89 milliards USD, tandis que le nombre d'opérations internationales enregistrées a franchi la barre des 12 500, un record pour une fenêtre mi-saison. Les clubs anglais ont été les plus dépensiers, avec plus de 3,02 milliards USD engagés, suivis par l'Italie (1,1 milliard), l'Espagne (940 millions), l'Allemagne (904 millions) et la France (641 millions). Les clubs anglais ont également réalisé le plus grand nombre d'arrivées, puis ceux d'Espagne et du Portugal.

En termes de recettes, les formations françaises ont encaissé le montant total le plus élevé (1,7 milliard USD), devant les clubs anglais (1,43 milliard), allemands (1,02 milliard), espagnols (773 millions) et portugais (642 millions). Le rapport souligne enfin l'ampleur et l'internationalisation du marché, ainsi que la manière dont les performances lors de la Coupe du Monde peuvent déboucher sur des opportunités en club.

Pour approfondir ces chiffres, la FIFA met à disposition une plateforme interactive qui permet de comparer les données entre associations et sur plusieurs périodes. Par ailleurs, l'accès élargi au centre d'aide TMS offre désormais au grand public des ressources et des orientations sur les procédures de transfert, le système TMS et le fonctionnement de la FIFA Clearing House.

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Sources citées